Diocèse de Montauban

bonne et sainte Fête de Pâques 2022 !


Message de Mgr Bernard GINOUX évêque de Montauban



Chers amis,
Nous allons vivre ce dimanche 17 avril la fête de PAQUES. Pour les chrétiens c’est un moment essentiel de l’année. L’origine de cette fête, en effet, vient du peuple hébreu libéré de l’esclavage en Egypte par Moïse qui, sur l’ordre de Dieu, va conduire les hébreux vers la Terre Promise. Mais il y a deux mille ans la venue sur la terre de Jésus, le Christ Sauveur, transforme la fête de Pâques en fête de la Résurrection du Christ. Que fêtons-nous en effet ce jour-là ? Nous fêtons le Christ sorti vivant du tombeau où il a été déposé au soir sa mort, le vendredi- saint. Jésus vivant est apparu à ses apôtres, aux femmes qui le suivaient et à de nombreux disciples. La foi chrétienne naît et le message des évangiles reçoit sa crédibilité de cette réalité. Mais Pâques dépasse infiniment notre horizon : la résurrection de Jésus dit le sens ultime de la vie humaine. Notre société dans l’errance retrouve un cap : chaque personne humaine et toute l’humanité peuvent regarder en avant : un avenir s’est ouvert pour toujours. Nous devenons des êtres nouveaux : tout ce qui est mort peut maintenant renaître. Jésus est vivant et Il nous fait vivre aujourd’hui et pour toujours.
Bien sûr, autour de nous, la nature revit mais Pâques est la fête de la vie qui vient là où des forces de mort sont présentes. Parce que tous les êtres humains sont appelés à ressusciter l’Eglise catholique rappelle la valeur unique de chaque personne, sa dignité inaliénable. L’embryon, qui est la vie humaine commencée, ne peut pas être objet de recherche mais de soins pour le faire vivre, la personne handicapée, malade, atteinte par le grand âge est toujours porteuse de la dignité humaine qui conduit à la soigner, à apaiser sa douleur, à l’entourer d’affection. La faire mourir par « compassion » est un acte qui se prétend humaniste mais qui, en fait, est un acte de mort. La véritable humanité passe par l’accompagnement inconditionnel de toute personne et le respect de sa vie. Des lois qui le permettent sont déjà appliquées dans divers pays et le nôtre est sur le point de les voter. Les tenants de cette liberté de choix affirment qu’il s’agit d’éviter la souffrance. Mais tuer n’est pas répondre à un cri, la réponse vient dans l’accompagnement apaisé vers la fin de vie. Les soins palliatifs, quand les équipes médicales les laissent intervenir,
vont apporter le confort nécessaire à la personne qui vit ses derniers jours. Mais, si la loi sur les soins palliatifs date de 1999, aujourd’hui seulement 30% des personnes en fin de vie y ont accès.
Notre Espérance est de conduire la personne qui s’en va vers cette vie que donne le Christ ressuscité. Pendant les années où j’étais aumônier d’hôpital j’ai pu saisir ce qu’était le don de la vie même chez les êtres les plus souffrants. C’est la présence aimante qui permet à chacun de vivre ses derniers instants. Ce sont là des signes de résurrection parce que ce sont des signes d’amour, des signes de l’amour de Dieu qui donne la vie. A Pâques nous fêtons la vie, la joie du Christ ressuscité. Bonne fête à chacun de vous !
Vous savez que j’arrive à la fin de ma mission d’évêque à Montauban pour prendre ma retraite (active !).
Je vous invite à participer à la messe d’action de grâce pour ces quinze années au service du diocèse le
DIMANCHE 29 MAI à 16h à l’église Saint-Jean-Villenouvelle à Montauban. De ces années il reste la
joie et la reconnaissance pour toutes les personnes qui ont œuvré de près ou de loin à la vitalité du
diocèse. C’est pourquoi je rends grâce et je vous dis « merci » du fond du cœur. Le temps de Pâques est
celui de la joie du Ressuscité. Nous retrouver pour le fêter est notre joie. Partageons-la !
+ Bernard GINOUX évêque de Montauban

Message de Monseigneur Bernard GINOUX évêque de Montauban pour
le Carême


Avant tout le temps du Carême est le temps de la préparation à Pâques. Il se déploie sur quarante jours. Ce chiffre
n’est pas anodin : il est lié à l’histoire du peuple hébreu. On le retrouve chaque fois qu’un évènement important
va se produire. Par exemple il y a le déluge pendant quarante jours, les Hébreux ont cheminé pendant 40 ans pour
parvenir à la Terre Promise, Moïse est resté quarante jours sur la montagne du Sinaï. Quant à Jésus il se fait voir
après sa résurrection parce qu’il va leur donner l’Esprit Saint pour qu’ils accomplissent leur mission.
Le CAREME commence le mercredi des cendres parce que le dimanche n’est pas un jour de pénitence même si
la liturgie se rend plus sobre (pas de Gloire à Dieu, pas d’Alléluia, couleur violette des vêtements liturgiques, chants
et musique discrets) en attendant d’éclater dans la lumière de la nuit pascale. C’est dans cette nuit que seront
baptisés des adultes et c’est là où en union avec eux nous proclamerons notre profession de foi « oui je crois ».
Pour ceux qui se préparent au baptême c’est la dernière étape et la plus importante : le catéchumène devient
comme tout baptisé le « temple de l’Esprit-Saint », il est habité par la vie trinitaire. Ce temps liturgique a, selon le
Concile (Constitution sur la Liturgie), un double caractère : « le double caractère du temps du Carême qui, surtout
par la commémoration ou la préparation du baptême et par la pénitence, invite plus instamment les fidèles à
écouter la Parole de Dieu et à vaquer à la prière, et les dispose ainsi à célébrer le mystère pascal, ce double caractère,
aussi bien dans la liturgie que dans la catéchèse liturgique, sera mis plus clairement en lumière ».
Cette approche du Concile indique les chemins que nous devons prendre pour vivre ce temps comme un temps
de prière, de pénitence et de partage, un temps fort de vie chrétienne. Ce temps est une invitation à se refaire une
santé spirituelle pour nous détourner du mal et nous laisser saisir par la miséricorde divine.
Un combat spirituel
Nous pouvons remarquer que chaque année l’évangile du premier dimanche de Carême donne à méditer le récit
des tentations de Jésus au désert où il fut « conduit dans l’Esprit » écrit saint Luc. Jésus vient faire une sorte de
retraite spirituelle loin du monde, au désert. Il s’y laisse conduire par l’Esprit-Saint. Il en est de même pour nous.
Ces quarante jours nous offrent de revoir notre vie avec Dieu notre père, de nous détacher de nos attachements
désordonnés, de nous laisser réconcilier en confessant nos péchés dans le sacrement de réconciliation. Le récit des
tentations de Jésus au désert montre un véritable combat spirituel de Jésus face au tentateur : l’adversaire, le
démon, le « diabolos » c’est-à-dire celui qui veut séparer l’homme de Dieu. Il est « l’homicide dès le
commencement » dira Jésus (St Jean 8,44) ou encore « il est le menteur et le père du mensonge ». Saint Jean
(1Jean3,8) écrira que c’est « pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est venu ». C’est en effet pour
sauver le monde de l’emprise du démon. Jésus affronte le tentateur qui veut le détourner de sa mission. Nous aussi
nous avons à l’affronter. Notre carême est d’abord sur ce plan-là, dans le rejet du mal pour faire la volonté du Père
que le Fils nous révèle et que le Saint-Esprit nous permet de réaliser. Nous ne le pouvons pas par nous-mêmes.
Notre combat spirituel nécessite la force de l’Esprit en nous. Le carême est une « révision » de notre vie baptismale.
D’abord nous pouvons prendre un temps d’écoute de la Parole de Dieu chaque jour en lisant au moins l’évangile
du jour et en prenant le temps de le méditer. Le carême nous invite à passer du temps avec le Seigneur dans la
prière, non pas dire en toute hâte un « Notre Père » et un « Je vous salue Marie » mais mettre ma vie en vérité sous
le regard du Seigneur et reconnaître mes péchés, rendre grâce, relire tout ce que je reçois du Seigneur. Je découvre
alors que je peux vivre un « cœur à cœur » avec le Seigneur. C’est, en effet, une nécessité de prendre du temps
pour laisser l’amour de Dieu venir en moi et me guider vers Lui.
A ces propositions beaucoup diront qu’ils n’ont pas le temps. Nous avons toujours du temps pour ce qui nous
plaît : la télé, l’ordinateur en dehors du travail, les conversations téléphoniques inutiles, les papotages où l’on
critique les autres, les distractions plus ou moins dégradantes… Je pourrais continuer longtemps. Mais il suffirait
de noter sur mon agenda mes rencontres avec le Seigneur et de prendre ainsi rendez-vous avec Lui. Vivre en
chrétien est un combat, le carême en est le temps favorable. J’insiste sur ces points car le carême nous invite à une
révision de vie d’abord dans ma vie avec Dieu puis dans ma vie avec les autres. J’ai alors à faire un examen de
conscience sérieux : comment je vis le pardon, l’amour du prochain, le partage et le don. Il ne suffit pas de
constater mes faiblesses, il faut traduire l’évangile et mon obéissance au Seigneur dans des actes concrets.
Enfin, je peux relire et suivre ce que la Vierge Marie nous dit à travers les évangiles. Elle nous apprend à méditer
la Parole de Dieu, à faire la volonté de Dieu, à garder la joie dans le cœur, elle est Notre Dame du Carême parce
qu’elle est Notre Dame de la joie. Le Carême est un temps de joie parce qu’il nous libère des liens du péché. Bonne
et sainte route vers Pâques !
Mgr Bernard GINOUX évêque de Montauban

L'actualité

Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat)
À la une 4 mai 2022

L’appel du mois de mai 2022

Je soutiens Awasum et les autres prisonniers politiques Au cours du mois de décembre 2021, Awasum Mispa Fri, présidente des Femmes du Mouvement pour la…
Lire la suite
Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat)

Nuit des veilleurs

4 mai 2022
Du samedi 25 au dimanche 26 juin 2022, à l’occasion de la Journée internationale des Nations unies de soutien aux victimes de la torture, les…
Lire la suite
Diocèse de Montauban

Feuillet diocésain N° 19

4 mai 2022
Tlélcharger le feuillet diocésain n° 19, paru le 17 avril 2022
Lire la suite
Diocèse de Montauban

message de Monseigneur Ginoux – Pâques 2022

4 mai 2022
Chers amis, Nous allons vivre ce dimanche 17 avril la fête de PAQUES. Pour les chrétiens c’est un moment essentiel de l’année. L’origine de cette…
Lire la suite
Diocèse de Montauban

Chemin de croix à Montauban

4 mai 2022
Ce Vendredi Saint, 15 avril, rendez-vous à 18h30, à l’église St Joseph à Montauban
Lire la suite
Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat)

Une bonne nouvelle en avril 2022

4 mai 2022
L’ACAT-France a le plaisir de signaler qu’à la fin du mois de février 2022, l’état de santé de la journaliste citoyenne Zhang Zhan s’était amélioré.…
Lire la suite

Les prochains événements de mai

Diocèse de Montauban
29 mai 2022 16h00

église St Jean Villenouvelle

messe d’action de grâces

Service des pèlerinages
22 juillet 2022

LOURDES

LOURDES

Service des pèlerinages
19 septembre 2022

LA SALETTE/LE LAUS/ST PIERRE DU COLOMBIER (famille missionnaire du sanctuaire de la misericorde)

SANCTUAIRES NOTRE DAME EN PROVENCE

Service des pèlerinages
03 octobre 2022

MONTLIGEON/MONT SAINT MICHEL

MONTLIGEON/MONT SAINT MICHEL

Grand Montauban Catelsarrasin Verdun Caussade

Les ensembles paroissiaux

Et leurs paroisses

Retrouvez facilement votre paroisse en consultant la carte simplifiée, votre commune, ou la carte interactive.

Accédez à la carte interactive

Trouvez votre paroisse d'après votre commune

Le Denier de l’Église permet d’assurer le traitement des prêtres et des laïcs ayant une mission d’Église. Toutes les ressources du diocèse proviennent de la générosité des donateurs : vous. Votre offrande, quel que soit le montant, est essentielle.

Je participe

Inscription à la newsletter

Inscrivez-vous pour rester informé de l'actualité et des événements du diocèse de Montauban

Je recherche

Grand Montauban Catelsarrasin Verdun Caussade