Diocèse de Montauban

Messages de Monseigneur Ginoux et de Monseigneur Lacombe

Message de Monseigneur Ginoux

Il y a quinze ans, le 2 septembre 2007, j’étais ordonné évêque de ce diocèse dans la cathédrale de Montauban. Aujourd’hui, je suis arrivé à la limite d’âge de 75 ans. Le pape François accepte ma démission que j’ai présentée il y a quelques mois selon le code de droit canonique. En attendant que soit nommé le nouvel évêque, un administrateur apostolique en la personne de Mgr Bertrand LACOMBE, archevêque d’Auch, exercera la conduite du diocèse tout en gardant sa mission dans le diocèse d’Auch. Je le remercie d’avoir accepté cette charge qui durera jusqu’à l’installation du nouvel évêque.De ces années je rends grâce au Seigneur. Je me suis efforcé de servir le diocèse avec le meilleur de moi- même. Je l’ai vu changer, je garde dans mon cœur des visages, des ensembles paroissiaux, des établissements scolaires, des groupes et beaucoup de fidèles discrets qui se dévouent et soutiennent le diocèse dans leur engagement et leur prière. Je voudrais remercier chaque personne en particulier et exprimer la joie que ce ministère m’a donnée. Il y a eu, bien sûr, des peines, celles que j’ai causées et celles qu’on m’a causées mais je certifie que la somme des joies a été plus grande que la somme des peines. Les prêtres et les diacres ont travaillé avec zèle dans le champ du Seigneur. Je ne les oublie pas et je pense à ceux qui ont quitté ce monde. Le petit nombre de prêtres et de diacres a été compensé par l’accueil de prêtres étrangers. L’Eglise Catholique est entrée dans une démarche synodale. Que celle-ci unisse les diverses vocations dans une vision commune : l’annonce du Christ vivant à un monde qui souffre. L’Espérance nous est donnée : jamais le Christ ne peut nous abandonner. Il nous l’a promis, écoutons-le. Merci de ce que vous m’avez donné, priez pour moi comme je prie pour vous. En ce mois du Rosaire qui commence demandons à la Vierge Marie d’être notre lumière.                                                                                                                                             +Bernard Ginoux

Message de Monseigneur Lacombe

Chers prêtres, diacres, consacrés, laïcs en mission,
chers amis du diocèse de Montauban,
Mgr Bernard Ginoux a accompli un peu plus de quinze belles années de ministère épiscopal.
Suite à sa renonciation pour raison d’âge, j’ai été sollicité comme administrateur pour une brève
période dans l’attente de votre nouvel évêque. Je remercie Mgr Ginoux pour son accueil dans la
province de Toulouse et pour les bonnes relations que nous avons nouées.
Compte tenu de notre voisinage, je suis heureux de répondre à cet appel du Seigneur et me réjouis
de mieux connaître le Tarn-et-Garonne, dans lequel j’ai de lointaines racines familiales à
Montauban.
Ma mission d’administrateur me conduira à gouverner le diocèse pour les affaires courantes, à être
présent autant que possible, à me mettre à votre écoute. L’arrivée prochaine de votre nouvel évêque
permettra d’entrer dans un nouvel épiscopat avec de nouvelles orientations diocésaines.
Afin de me seconder dans ma mission parmi vous, j’ai nommé le Père Jérôme Pinel comme délégué
général, et je le remercie d’avoir accepté. Je rencontrerai prochainement les prêtres, diacres et
responsables ecclésiaux en mission pastorale diocésaine et paroissiale.
En vous disant ma gratitude pour vos engagements au service de l’Évangile dans le Tarn-et-
Garonne, et vous remerciant pour votre prière, je vous assure de la mienne en ce temps de rentrée et
de transition.
Que Notre-Dame de l’Assomption et Saint Théodard continuent d’être à nos côtés,
bien fraternellement dans le Christ,
+ Bertrand Lacombe
Administrateur apostolique du diocèse de Montauban
Archevêque du diocèse d’Auch

Message de Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban

Depuis des années la question d’une loi sur l’euthanasie revient. Elle est évoquée dans les programmes électoraux, lors des révisions des lois de bioéthique, à travers des sondages, en comparant la loi française et les lois des pays voisins comme la Belgique. La France va retrouver prochainement ce débat par la volonté du gouvernement de parvenir à faire voter une loi qui permettra de pratiquer un geste de mort sur un patient qui, devant une situation de grande souffrance, ne supporte plus sa vie.
Ceux qui poussent à la reconnaissance d’un « droit à mourir » affirment que ce « droit » est largement demandé par la majorité des Français. Ils s’appuient sur un sondage de l’IFOP au mois d’avril dernier d’où il ressortait que 93% des personnes interrogées demandaient une loi pour autoriser à mettre fin à la vie des patients qui, à cause de leurs souffrances intolérables, pouvaient le demander à la médecine. Des déclarations de Line Renaud ont été médiatisées. Le gouvernement,
avec l’approbation du CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) donnée le 13 septembre, justifie ainsi sa position alors que des sondages, sur une formulation ambiguë de la question, restent peu fiables. De plus, l’opinion commune n’est pas assurance de vérité. Pas plus que ce qui est légal est nécessairement moral. De nombreux pays ont connu ou connaissent des lois qui sont contraires à la morale : lorsqu’il devient légitime d’éliminer des personnes au nom de la race ou de l’opinion politique, lorsque la dénonciation de ses semblables est érigée en obligation, lorsqu’un Etat impose des règlements injustes.
En ce qui concerne « l’aide à mourir », « le suicide assisté » ou l’euthanasie, il est annoncé avec force que la loi précisera l’encadrement nécessaire. C’est, sans doute, l’intention de répondre aux oppositions et de limiter la pratique. Malheureusement, l’expérience des pays voisins montre que, très vite, le cadre est dépassé.
Il faut, en effet, redire combien la demande d’une personne en fin de vie est très incertaine et demeure ambiguë. Durant les années passées en aumônerie d’Hôpital j’ai pu expérimenter l’accompagnement de nombreuses situations de fin de vie. Une personne demande de mettre un terme à sa vie parce qu’elle ne supporte plus sa souffrance ou son état. Il faut d’abord qu’elle puisse s’exprimer et que l’équipe soignante reconnaisse l’extrême gravité de sa situation. Il m’est apparu
que, dans la quasi-totalité de ces « cris », il y avait la peur, la solitude devant l’approche de la mort, et le désir de la faire advenir pour ne pas s’y affronter. Ces réactions sont très humaines et parfaitement compréhensibles. Mais la réponse est-elle de procurer la mort ?
D’abord il y a une première réponse qui est donnée précisément par la loi actuelle, la loi Claeys -Léonetti, du 2 février 2016. Cette loi permet d’éviter « l’obstination déraisonnable » et la liberté du patient est reconnue quand il refuse des soins disproportionnés. Elle justifie la sédation continue demande l’accès aux soins palliatifs pour tous les malades en phase terminale. Or, aujourd’hui en France alors que, depuis vingt-cinq ans, les soins palliatifs sont présents à l’hôpital et interviennent
à domicile, il est parfois impossible d’y avoir accès (plusieurs expériences me l’ont montré ces dernières années).
Ensuite, la demande d’euthanasie interroge l’entourage. Quand une personne est aimée et soutenue par une présence sereine auprès d’elle elle s’apaise et sa peur disparaît. Or, la peur de la mort saisit beaucoup de nos contemporains, qui n’acceptant pas la mort d’un proche, ne peuvent l’aider à vivre ce passage. Nous oublions que la personne qui meurt est encore vivante et nous voudrions abréger ce moment de la dernière heure parce qu’il fait mal. Il y a dans la personne qui meurt tout le mystère d’une vie entière que nous n’avons pas le droit de faire disparaître. Lorsque les tenants de l’euthanasie prétendent agir pour promouvoir « la mort dans la dignité » ils mettent la dignité humaine uniquement dans le physique, l’extérieur, oubliant la présence d’un être vivant avec tout ce qu’il porte en lui d’unique. La notion de dignité est là : elle est intrinsèque à la personne quelle que soit son état physique, sa situation, son apparence. Le regard que nous portons sur la personne
reconnaît sa dignité.
Proposer et voter une loi qui un « permis de tuer », même sous un certain contrôle, est une porte ouverte sur des dérives en tout genre. C’est une solution de facilité qui ne répond pas à l’accompagnement humain et généreux, signe de la fraternité. Nous sommes, en effet, responsables d’autrui par notre appartenance à l’humanité. Le droit de vivre sa mort fait partie des droits inaliénables de la personne. D’ailleurs le corps médical, dans sa grande majorité, est hostile à ce
projet de loi mortifère. Le soignant est, en effet, au service de la vie. Je n’oublierai jamais les tourments intérieurs de certaines infirmières qui, sur ordre, ont dû faire un geste de mort. Elles ne s’en sont pas remises. C’est aussi accroître le malaise des soignants que de les entraîner sur cette route.
On pourra répondre qu’autoriser le suicide assisté ou l’euthanasie ne contraint personne à faire appel à cette loi. C’est vrai mais une telle loi est une incitation à cette pratique et, pour diverses raisons (particulièrement économiques), les malades en fin de vie demanderont la mort pour ne pas être à charge. Comme le dit le pape François, ils seront victimes de la « culture du déchet » qui « met au rebut » ceux dont la société ne veut plus. Au contraire, notre société a besoin de tous et doit apprendre la solidarité avec les plus faibles, ceux qui attendent un geste fraternel, une présence aimante.
A chacun de nous de réfléchir, de parler avec ses proches et de ne pas se laisser emporter par des réactions sensibles et de nous rappeler que « tout être humain est créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance » et que cette réalité est encore présente chez la personne qui souffre et s’approche de la mort. L’homme dont la dignité est totale est Jésus sur la croix : il est défiguré et anéanti mais Il sauve le monde.

  • Bernard Ginoux

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