Du 1ᵉʳ septembre au 4 octobre, le diocèse de Montauban s’associe à l’ensemble des communautés chrétiennes à travers le monde pour vivre le Temps pour la Création. Ce rendez-vous annuel s’ouvre par la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création et s’achève le jour de la fête de saint François d’Assise, patron de l’écologie.
Pour cette édition, le thème officiel retenu est « L’eau vive », inspiré du passage d’Ézéchiel (47, 9-12). Un thème qui résonne particulièrement dans nos territoires et nos consciences face aux enjeux environnementaux actuels.
L’eau vive : source de vie, de guérison et de foi
Dans la vision d’Ézéchiel, un petit ruisseau jaillit du sanctuaire et devient un torrent capable d’assainir les eaux mortes, de redonner vie aux écosystèmes et de faire pousser des arbres dont les fruits nourrissent et les feuilles guérissent.
Dans la lignée de l’encyclique Laudato Si’ du pape François, cette thématique nous rappelle deux vérités essentielles :
- Une ressource sacrée et vulnérable : l’eau est un don de Dieu, indispensable à toute vie, mais soumise à de fortes pressions (sécheresses, pollutions, déséquilibres).
- Une régénération spirituelle : l’eau évoque la grâce du baptême et le souffle de l’Esprit. Prendre soin de notre « maison commune », c’est plonger dans l’amour de Dieu pour devenir acteurs de guérison de la Création.
Comment vivre ce temps en paroisse et au quotidien ?
Même sans grand rassemblement programmé au niveau départemental, chaque fidèle et chaque communauté paroissiale du Tarn-et-Garonne est invité à cheminer pendant ces cinq semaines :
- Prier : intégrer des intentions particulières pour la préservation des ressources en eau et la justice climatique lors des messes dominicales.
- Méditer : relire le texte d’Ézéchiel 47 ou les passages de Laudato Si’ consacrés à la question de l’eau potable et au soin des écosystèmes.
- Agir : poser des gestes sobres et concrets dans nos foyers et paroisses (gestion raisonnée de l’eau, réduction des déchets, soutien aux initiatives locales de protection du vivant).
Que ces cinq semaines soient l’occasion pour chacun de puiser à la source de l’Évangile, de renouveler sa foi et d’agir comme un gardien attentif du don de Dieu.