Visiter et être visité. Prendre le temps d’habiter le lieu, scruter un détail parlant, savourer le silence ou la musique de l’orgue, écouter des paroles d’hommes et la Parole de Dieu : les Nocturnes de Saint-Bertrand, à la faveur d’un soir d’été, vous font passer de la visite à la visitation. Dates des Nocturnes pour l’été 2013 : tous les jeudis soirs du 25 juillet au 24 août à 20h45

Dans le cloître qui ouvre sur les pentes boisées alentour, le soleil a déjà disparu. Maïté Ruellan, laïque qui a pour mission d’accompagner touristes et pèlerins, et le père Marcel Baurier, recteur de Saint-Bertrand, accueillent les premiers visiteurs. L’entrée est libre, l’ambiance détendue et paisible. On a une heure et demie devant soi

L’intérieur de l’église est dans la pénombre et l’éclairage met en valeur tour à tour certains éléments. Ici, Maïté braque le projecteur sur l’une des figures du très beau jubé en bois. Les visiteurs attentifs ne l’auraient pas remarquée en visitant le lieu dans la journée. Sans pousser trop loin l’érudition, les commentaires donnent du sens

Les visiteurs du soir ont eu le droit de s’installer dans les stalles Renaissance commandées par l’évêque Jean de Mauléon pour la prière de quarante chanoines. 
Dans le chœur est lu l’Evangile du dimanche suivant. On est invité à le méditer, tout en se laissant porter par les talents de l’organiste.

On peut maintenant prolonger sa visite en déambulant librement dans l’édifice. Derrière l’autel, par exemple, c’est tout le récit de la Passion et de la Résurrection qui est déroulé en petites scènes successives. Ici, le Christ sort du tombeau puis rencontre Marie-Magdeleine. Des pages d’Evangile en images et en relief. Très parlantes
 

La halte des pèlerins de Saint Jacques au presbytère de Saint Bertrand
Faire vivre des lieux de confiance

« J’ai senti que quelqu’un m’attendait », écrit un pèlerin dans le livre d’or. Aux pieds de Saint-Bertrand, l’accueil situé au rez-de-chaussée du presbytère est toujours ouvert. Maïté veille, à travers de multiples attentions, à ce que les pèlerins se sentent chez eux : des fruits frais dans une corbeille, des pansements dans une boîte, du gel douche dans la chambre. « A leur arrivée, cette confiance et cette gratuité produisent un choc positif » explique Maïté. « Ils sont libres de s’organiser et de profiter de la vue, des livres, du jardin » Une certaine harmonie se compose : il n’est pas rare que les pèlerins soient touchés par la grâce du lieu et vivent les premiers pas d’une conversion. Comme cette pèlerine, qui après avoir donné un coup de main pour nettoyer les vitres, écrit ce message plein d’humour : « A force de frotter, je commence à y voir clair ».

Une prière d’aujourd’hui à Saint Bertrand :

Saint Bertrand de Comminges,
Toi qui as consacré ta vie à ramener la paix en imposant aux seigneurs la Trêve de Dieu,
A défendre et aider les plus pauvres, à réformer l’Eglise et la société.
Aide-nous à te prendre comme modèle alors que la paix est toujours fragile,

Que la pauvreté gagne du terrain autour de nous et que notre Eglise engage toutes ses forces
Dans un vaste mouvement d’évangélisation. Amen.

Jubilé de Saint Bertrand de Comminges : un peu d’histoire 

Selon une pieuse tradition, le jubilé de Saint Bertrand aurait été accordé par le pape Clément V, lors de son séjour en 1309 dans son ancien évêché. On sait que ce Jubilé (ou Grand Pardon) est déterminé par la coïncidence de la fête de la sainte Croix (alors le 3 mai) avec un vendredi : la fête de la Manifestation de saint Bertrand à Sancho Parra (qui commémore, le 2 mai, la libération de la prison de Montjuic à Barcelone de ce hobereau repenti) tombant alors un jeudi.
Les historiens ont compris depuis longtemps que cette fête jubilaire n’avait pas d’autre origine que la piété populaire du Comminges médiéval : en effet, il n’est pas attesté avant 1407. L’évêque du Comminges, Bertrand de Got (qui deviendra le Pape Clément V) sans aucun doute, en faisant construire l’actuel vaisseau gothique de la cathédrale Sainte-Marie de Comminges pour y abriter dignement les reliques de saint Bertrand, a largement contribué à populariser le pèlerinage au tombeau du saint évêque de Comminges, et à en faire une halte signifiante sur le chemin de Compostelle.
Comme pour d’autres pèlerinages célèbres, le Jubilé de Saint Bertrand est alors né de la piété des pèlerins avides d’obtenir des indulgences. Attachée à ces célébrations épisodiques qui continuent à soulever des élans de renouveau et de conversion et à raviver la spiritualité du pèlerinage chrétien, l’Eglise fixa très rapidement des conditions très strictes pour obtenir les indulgences du Jubilé : il fallait venir en pèlerinage jusqu’au tombeau de saint Bertrand, se confesser et communier sur place.
Désormais, des processions et des ostensions des reliques du saint rythment chacune des journées entre le 1er et le 5 mai.
Revenant tous les 6, 5, 6 et 11 ans, les Jubilés furent célébrés 15 fois au XXème siècle et connaissent un regain d’intérêt depuis la fin des années 1970. Le premier Jubilé du millénaire a eu lieu en 2002, le second cette année, et les prochains se dérouleront en 2019, 2024, etc.

Signature : Maïté Ruellan d’après les écrits de Mgr Jean Rocacher
 

Contact : Paroisse de Saint-Bertrand Tél : 05 61 88 31 54
Mél : paroisse-de-saint-bertrand@wanadoo.fr
Site : http://www.cathedrale-saint-bertrand.org

Pastorale des réalités du tourisme et des loisirs

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