L’appel du mois de mai 2022

Action des chrétiens pour l'abolition de la torture - ACAT-France

Publié le 4 mai 2022

Je soutiens Awasum et les autres prisonniers politiques

Au cours du mois de décembre 2021, Awasum Mispa Fri, présidente des Femmes du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), et plus de 80 autres cadres et militants de ce parti, ont été condamnés à des peines allant de six mois à sept ans de prison ferme pour avoir manifesté pacifiquement.

Le 21 novembre 2020, la présidente des Femmes du MRC, Awasum Mispa Fri, est arrêtée à Yaoundé, avec une vingtaine d’autres femmes. Elle mène une marche de protestation demandant la levée du siège autour du domicile de Maurice Kamto, président du MRC, assigné à résidence le 20 septembre 2020. Awasum Mispa Fri est interpellée pour avoir usé de sa liberté d’expression et d’opinion de manière pacifique. Elle est détenue deux jours en garde à vue. Le 23 novembre 2020, elle est placée en détention provisoire pour « complicité de révolution et rébellion ».

Des marches pacifiques reprimees dans la violence

Deux mois auparavant, environ 500 militants du MRC sont arrêtés avant, pendant et après la tenue de manifestations dans diverses villes. Ces marches pacifiques sont interdites par les autorités pour « menaces de troubles à l’ordre public ». Elles dénoncent la manière dont les premières élections régionales doivent se tenir en décembre. Les forces de l’ordre ont ce jour-là empêché les rassemblements par un usage excessif de la violence, avec des arrestations musclées.

Des condamnations iniques

Les mois suivants, la plupart des prisonniers sont remis en liberté. Plusieurs détenus du MRC indiquent avoir fait l’objet de tortures et de mauvais traitements durant leur garde à vue. En septembre 2021, le collectif d’avocats défendant les 124 militants et cadres du MRC, se retirent des procédures judiciaires en cours face « à l’impossible accès à une justice équitable et l’absence d’indépendance des juges ».

En décembre 2021, les tribunaux militaires de Yaoundé et Douala condamnent plus de 80 cadres et militants du MRC à des peines allant de six mois à sept ans de prison ferme, pour « attroupement, insurrection » ou « rébellion ». Cette condamnation entre dans le cadre de la loi antiterroriste de 2014, loi liberticide. Ces prisonniers ne peuvent se défenre librement, ni être jugés équitablement. Parmi les personnes condamnées à sept ans de prison ferme : Olivier Bibou Nissack, porte-parole du président du MRC, Alain Fogué, premier vice-président du MRC, Pascal Zamboue, coordinateur du MRC et Mispa Awasum Fri, présidente de la ligue des femmes du MRC. Aucun des accusés, ni leurs avocats, ne sont présents dans les tribunaux au moment des verdicts.

L’ACAT-France demande à ce que toutes ces personnes soient libérées sans condition.

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Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat)

Accueil mouvement 7 Rue Georges Lardennois, Paris 01 40 40 42 43 acat@acatfrance.fr

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